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Ville d’origine gallo-romaine située au confluent de la Scarpe et du ruisseau du Crinchon, Arras possède une double enceinte à la fin du Moyen-Âge. La première date du XIIe siècle et enclot la ville proprement dite. La seconde renferme un quartier neuf dit Quartier abbatial, et date du XIVe siècle. Ces deux enceintes sont remaniées aux XVIe-XVIIe siècles, sous les Espagnols, par l’ajout d’ouvrages avancés.

Le 13 juin 1640, la France assiège Arras qui se rend le 9 août. Après une tentative avortée de reconquête par les Espagnols en 1654, un ingénieur italien nommé de Vallé commence une restauration des remparts en 1655 mais se limite à démolir les dehors.

Il faut attendre 1668 pour qu’une réelle restauration ait lieu : Vauban dessine le projet de la citadelle actuelle, que l’ingénieur D’Aspremont applique et dirige sur place. Les chantiers s’achèvent en 1670. La citadelle ainsi réalisée se présente sous la forme d’un carré inséré dans un pentagone bastionné, entouré par des fossés aquatiques et des inondations défensives créées par le détournement du ruisseau du Crinchon. L’entrée s’effectue par la porte Royale, côté ville, équipée de deux herses et d’un corps de garde à l’épreuve, le tout décoré d’un arc de triomphe dédié à Louis XIV. La cour centrale rectangulaire est entourée de trois bâtiments de troupe en briques avec pilastres et bardeaux de craie ; d’une chapelle dédiée à Saint-Louis, à façade corinthienne et colonnes cannelées, datée de 1673 ; et d’un arsenal de 1678, composé des mêmes matériaux que les casernes. Les demi-lunes et contre-gardes sont ajoutées en 1709-1710, en suivant les projets de Vauban. Les derniers travaux menés datent du siècle dernier : une quatrième caserne a été construite dans les mêmes matériaux que les précédentes en 1994, fermant ainsi la cour rectangulaire. Des hangars et garages ont été ajoutés à l’est.

Quant à l’enceinte, elle est refondue à partir de 1671. De nouveaux flanquements, demi-lunes et redoutes sont construites. Le chemin couvert est refait et des contre-mines sont percées dans les redoutes et sous les remparts, s’étendant jusqu’à cinquante mètres des glacis, pour protéger le côté sud de l’enceinte, non défendable par des inondations.

Etat actuel

La citadelle existe toujours aujourd’hui. Occupée par l’armée jusqu’en 2009, elle a été cédée à la Communauté urbaine d’Arras. Pour la conserver, un projet de reconversion est actuellement en cours de définition. La visite de cette citadelle inscrite sur la Liste du patrimoine mondial au titre des Fortifications de Vauban est possible avec un guide. Les remparts sont transformés en parc municipal vu la verdure qui les recouvre. Ils sont également protégés pour une question de mémoire : l’un des fossés a servi de lieu d’exécution durant la Seconde Guerre mondiale. D’autre part, les fortifications urbaines ont été démolies de 1891 à 1896. Il n’en subsiste qu’un bastion dans un parc, au nord-ouest de la ville et au nord de la citadelle pour cela. Les tracés ne sont plus discernables mais on peut les voir sur le plan relief de la ville, conservé au Musée municipal des Beaux Arts.

 

Source: www.sites-vauban.org

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La citadelle d'Arras aujourd'hui.

 

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